2009-11-05 15:51:24 - Les Éco-stagaires de Chicoutimi ont vécu le défi - Émilie
Pour ma part, le défi de vivre une semaine sans emballage s'est relativement bien passé, mais force est d'avouer est que ce fut plutôt facile car j'avais un garde manger et un réfrigérateur-congélateur bien fournie. Bref, je n'ai pas consommé d'emballages car je n'ai pas acheté! Plus sérieusement, cela fait déjà quelques années que je tente de réduire à la source mes déchets et à chaque déménagement, je dois faire un effort pour trouver les «bons» commerces, trouver mes nouveaux points de repères «écolos». J'ai vécu une déception à mon arrivée à Chicoutimi: pas de magasin de vrac! Enfin, il y a bien le magasin d'aliments naturels «Bizz», qui offre des aliments en vrac mais les prix sont élevés et la plupart des produits sont pré-emballés! Moi qui arrive d'une ville du Nord de l'Ontario (Thunder Bay) collée sur les États-Unis et les Prairies canadiennes qui ne sont pas exactement reconnues pour leur valeurs de vie alternatives (mais plutôt conservatrices), je m'attendais à retrouver ici au moins autant de ressources (2 Bulk Zone, 1 Bulk Barn, et 2 magasins d'aliments naturels), sinon plus! Inutile de dire que je fus déçue par ma mère patrie.
Les défis:
- trouver les produits vendus en vrac
- acheter les produits alimentaires sans emballages (e.g. liquides)
- acheter des produits alimentaires exotiques non-emballés (e.g. dattes, figues)
Les trucs:
- acheter des gros formats et partager avec des amis
- acheter les aliments non transformés
- laisser les emballages à la caisse des magasins; sensibilisation dite «brute»!
- aller directement chez les producteurs
- cueillir soit même ses produits alimentaires (e.g. pommes, citrouille, thé des bois)
- faire pousser soit-même ses produits alimentaires(e.g. germination)
- visiter Écolo-pro pour les produits ménager
Les apprentissages:
- La société de consommation est un modèle erroné puisqu'il se base sur une prémisse d'exploitation et non pas de partage des ressources.
- On a beaucoup de chemin à faire avant d'arriver à un point d'équilibre entre ce que l'on extrait et ce que l'on retourne à la Terre; il faut apprendre à penser en terme de cycle de vie et non pas de façon linéaire. Le progrès passe par un retour en arrière.
- Notre environnement est résilient, mais est-ce que notre faible nature humaine l'est tout autant? À force de polluer ce qui nous entoure par négligence, nous nous tuons à petit feu, ignorants que nous sommes.
- C'est par nos gestes quotidiens que nous changerons le monde et no pas par des gestes exceptionnels. De petits gestes répétés amènent de grands changements; les bouleversements des paradigmes ne sont toujours que l'apogée d'un crescendo, bien que la goutte qui fait déborder le vase monopolise toute notre attention elle n'est pas plus différente aux autres gouttes, elle est tout simplement bien tombée, au bon moment, au bon endroit. Il suffit d'entre-ouvrir le robinet de la conscience sociale... informer et sensibiliser.
Émilie |